Madame Nur Artiran

 

Cheika Nur

Rencontre du 11 au 13 octobre

Mme H. Nur Artıran propose de poursuivre l’enseignement du Mathnâwî à toute personne qui le désire.

Extraits du Mâthnâwî proposés par l’Association des Amis d’Eva de Vitray de Meyerovitch , après une étude effectuée dans le cadre des cercles de Lecture de la même association (lire en bas de cette page).

Le texte du Mathnawi qui sera commenté en octobre prochain par Cheikha Nûr :

Livre 2, vers 503 à 584: (deux histoires : « comment un paysan caressa un lion dans l’obscurité…. » et « comment les soufis vendirent l’animal du voyageur pour couvrir les dépenses du samâ ». L’édition complète du Mathnawi est accessible en deux tomes (livres 1,2,3) (livres3,4,5) aux éditions du Rocher (chaque tome coûte autour d’une trentaine d’euros). Nous travaillons pour l’instant principalement sur les livres du premier tome. Il est possible d’accéder au texte gratuitement sur internet.

Si vous ne connaissez pas le Mathnawi, nous vous recommandons d’en lire au moins la préface d’Eva de Vitray Meyerovitch et la préface de Rûmî. Vous vous sentirez ainsi plus à l’aise lors des commentaires de Cheikha Nûr.

Informations pratiques

Prix : 170€

Ce prix comprend : les rencontres avec Madame Nur Artiran sur le Mâthnâwî, les repas et le logement. L’Hébergement se fait en bungalow et chalets confortables. La participation de chacun et chacune des adhérents aux activités est toujours souhaitée.

Appeler au 05 65 36 52 01 et 06 86 73 97 72 ; ou écrire à Sources de Sagesses (voir rubrique contact)

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Prenant la suite de son Maître SefikCan et du Maître de son Maître Tahir Can, Mme H. Nur Artiran est aujourd’hui la référence en ce qui concerne Mevlânâ Djalâl- Od-Dîn Rûmî et son oeuvre. Elle est chercheuse, écrivaine, enseignante et éducatrice sur le chemin de Rûmî.

Cheikha Nur

Depuis son enfance, elle a inlassablement suivi sa formation auprès de plusieurs maîtres soufis. Sa première oeuvre sur le mysticisme remonte à 1983 et s’appuie sur le Diwân de Niyaz-i Misrî (recueils de poèmes).

Elle fut ensuite l’assistante de son dernier maître spirituel Şefik Can (1909-2005), qui était à la fois «Sertârik» (le chef des cheikhs des Mevlevî) et «Mesnevîhan» (celui qui est officiellement autorisé à enseigner le Mathnawî, l’oeuvre essentielle de Rûmî). Dans son domaine, Şefik Can est considéré comme la référence par excellence.

Madame Nur Artiran a rassemblé et organisé les textes du Mathnawî pour créer le «Cevâhir-i Mesnevîyye» (le minerai du Mathnawi), le «Mesnevî’den Hikâyeler» (Histoires du Mathnawi), le «Okullar için Mesnevî’den seçmeler» (Sélections du Mathnawi pour les écoles) et le «Mevlânâ’nin Rubailerinden Seçmeler» (Sélection de Rubaiyat (quatrains) de Mevlânâ) pour une publication.

Son premier livre, «Aşk Bir Davaya Benzer» (“L’Amour a besoin de preuves”; Traduction littérale : “L’Amour ressemble à un procès”) a été publié en 2011. En 2014, deux autres livres «Herkes Seni Terk Etse Aşk Terk Etmez» (Tout le monde peut vous quitter, mais pas l’amour) et «Nun Kapisi» (La porte de «Nun») ont également été publiés. Ils consistent en des discussions spirituelles sur le Mathnawî de Rûmî et sur d’autres grands maîtres soufis.

Madame Artiran demeure à Istanbul pour l’essentiel de l’année, mais elle intervient souvent à l’étranger. A Paris, elle était invitée à l’UNESCO à prendre part au congrès sur l’Emir Abdelkader; en Algérie,à Oran, pour le Congrès International Féminin pour une Culture de Paix.

A Amsterdam récemment pour une rencontre inter religieuse dans un centre bouddhiste et enfin dernièrement au Centre Védantique de Gretz pour une nouvelle rencontre inter religieuse avec des représentants éminents de Monastères de France ainsi que le Rabbin Gabriel Haggai de Paris. Elle poursuit par ailleurs sa vocation, transmettre l’enseignement du texte fondamental de l’oeuvre de Djalal Ôd dîn Rumi , le Mathnawi, auprès de ses élèves de toutes nationalités et lors de nombreux séminaires, donnant de nombreuses conférences dans son pays et à l’étranger, et participant à des programmes de radio et de télévision.

Mme Nur Artiran poursuit son travail en tant que Présidente de la Fondation Şefik Can Internationale pour l’éducation et la culture Mevlânâ. Elle est également membre fondateur de l’Union mondiale des personnes handicapées et membre du comité scientifique de la Fondation internationale Mevlânâ et membre du Conseil Consultatif du « Global Futur College » basé à Paris.

Elle intervient régulièrement en France au Centre Culturel La Source Bleue dans le Lot pour enseigner le Mathnawi.

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Les rencontres de la Source Bleue avec Cheikha Nûr, amie d’Eva Vitray Meyerovitch

Depuis 2015 La Source Bleue et l’association «Les Amis d’Eva de Vitray Meyerovitch se sont associées pour offrir à tous ceux qui le désirent l’occasion de recevoir l’enseignement spirituel de Cheikha Nûr;à partir de la lecture du Mathnaw. Les rencontres ont lieu, deux à trois fois par an, au printemps, au début de l’été et en automne.

Eva de Vitray Meyerovitch, femme de Lettres et islamologue, est la traductrice en français de l’œuvre de Rûmî, et les Amis d’Eva ont à cœur depuis 2009 de faire mieux connaître son œuvre, universaliste et pédagogique, offrant une vision éclairée de l’islam, ainsi bien sûr que celle de Rûmî. Dans cet esprit, ils organisent depuis sept ans des cercles de lectures destinés à se familiariser avec le Mathnawi.

A l’occasion de chaque rencontre l’association propose à Cheikha Nûr d’éclairer l’un des textes étudiés par les cercles. Eva de Vitray, disciple de Rûmî est traduite en turc et beaucoup plus connue en Turquie qu’elle ne l’est en France. Cheikha Nûr lui accorde une importance particulière dans sa capacité de faire mieux connaître la richesse du soufisme.

Pour en savoir plus http://eva-de-vitray.blogspot.com/

Lire lMathnawi 

Pour ceux qui cherchent à avancer sur la voie spirituelle, le Mathnawi de Rumi est une oasis bienfaisante leur communiquant le savoir et l’énergie indispensables pour ne pas s’égarer en chemin. Continuer à s’élever sur des sentiers ardus jusqu’au but ultime, la rencontre avec l’UN, ne peut se réaliser qu’en côtoyant les précipices de la perdition. Ascension périlleuse sans l’aide d’un guide, un vrai, ayant lui-même accompli ce parcours.

Pourquoi Rumi et pourquoi lMathnawi ?

La lecture de Rumi « le grand poète persan », 1207/1273 , est à la mode à notre époque postmoderne, et pas seulement en France et en Europe, mais aussi aux États-Unis où sa poésie arrive depuis plusieurs années en tête des ventes…Et beaucoup d’artistes, dans le monde, tentent de s’exprimer eu utilisant son histoire et son œuvre. Tant mieux. Mais l’art n’est qu’un moyen.

Grand poète certainement, Djalâl-od-Dîn Rumi, que ses disciples appellent Mevlana, est essentiellement un maître spirituel. Peut-être le plus grand avec Ibn’Arabi, les joyaux de l’expression du soufisme, la spiritualité issue du prophète Mohammed.

Le Mathnawi est l’œuvre majeure de Mevlana, à coté de bien des fleurons poétiques d’Amour mystique. Sans doute en raison de cette volonté d’enseignement et par son ampleur : 50.000 distiques (couples de phrases rimées) répartis en 6 livres. Certainement aussi parce que le Mathnawi est né de la rencontre ( puis de la séparation) avec Shams de Tabriz, incarnation de l’évocation divine.

Rumi, savant et maître respecté de son temps va être révélé à lui même par l’ésotérisme de Shams, un fakir, un derviche errant qui devient son âme sœur,

son miroir. Où trouver plus belle métaphore ? Shams dira : «  Avec Mevlana, nous n’avons qu’une parole ».Une parole divine. Celle qui inspirera Rumi pour dicter son Mathnawi, dont il n’a écrit de sa main que les 18 premiers distiques, sur la nostalgie de la séparation originelle.

Pourquoi lire le Mathnawi en « cercle »?

Par expérience, nous savons que la lecture individuelle du Mathnawi n’est pas chose aisée. Nos méninges formés à la rationalité matérialiste, ne savent plus interpréter les symboles qui permettent de communiquer avec l’autre monde ou de déchiffrer le langage de notre inconscient. Hors, les symboles , les histoires métaphoriques et les paradoxe constituent l’essentiel du Mathnawi.

La lecture du Mathnawi en français est possible grâce au précieux travail de Eva de Vitray-Meyerowitch, érudite et savante éprise de Rumi, elle a traduit tous ses écrits. Son ouvrage « Rumi et le Soufisme » (Point Sagesse) et son introduction en préface du Mathnawi sont des aides précieuses avant de se lancer dans la lecture de Mevlana.

La technique de la lecture en cercle est issue de la réflexion du cheikh Bentounès, chef spirituel de la confrérie Alawiya et de l’expérience des cercles Thérapie de l’âme . Associée à la puissance de Rumi elle devient un formidable canal d’enseignement spirituel. Elle permet de lire avec le cœur.

A la suite de la création d’un premier cercle à Paris, il y a sept ans, à l’initiative de l’Association « Les Amis d’Eva de Vitray-Meyerowitch »,( il en existe maintenant plusieurs dans la capitale, un au Maroc, un en Tunisie et un… à la Source Bleue) Cheikha Nûr a manifesté son désir de rencontrer ces lecteurs. Ainsi sont nées les rencontres de la Source Bleue.

Maître spirituel d’un groupe de derviches à Istanbul, Madame Hayat Nur Artiran est l’héritière et l’interprète désignée de Rumi à notre époque. Son enseignement est basé principalement sur le Mathnawi. Car dit-elle, il raconte l’homme à l’homme à travers des histoires symboliques qui se passent en réalité à l’intérieur de lui.

Deux ou trois fois par an, à la Source Bleues elle donne son analyse de passages du texte et permet aux lecteurs d’en approfondir leur compréhension. Ces entretiens spirituels sont une initiation à la parole de celui que l’on désigne comme le « Sultan des amoureux »

Que l’oasis Mathnawi se soit incarnée à la Source Bleue dans la personne de Cheikha Nûr est l’un de ces hasards délicieux, expression manifestée du langage divin.

Abd-el Lâtîf/ Jean-René Huleu

Pour l’association les Amis d’Eva