Relire et comprendre le Mathnawi de Rumi.

Les rencontres de la Source Bleue avec Cheikha Nûr,

amie d’Eva de Vitray Meyerovitch

Depuis 2015 La Source Bleue et l’association « Les Amis d’Eva de Vitray Meyerovitch se sont associées pour offrir à tous ceux qui le désirent l’occasion de recevoir l’enseignement spirituel de Cheikha Nûr à partir de la lecture du Mathnawi. Les rencontres ont lieu, deux à trois fois par an, au printemps, au début de l’été et en automne.

Eva de Vitray Meyerovitch, femme de Lettres et islamologue, est la traductrice en français de l’œuvre de Rûmî, et les Amis d’Eva ont à cœur depuis 2009 de faire mieux connaître son œuvre, universaliste et pédagogique, offrant une vision éclairée de l’islam, ainsi bien sûr que celle de Rûmî. Dans cet esprit, ils organisent depuis sept ans des cercles de lectures destinés à se familiariser avec le Mathnawi.

A l’occasion de chaque rencontre l’association propose à Cheikha Nûr d’éclairer l’un des textes étudiés par les cercles. Eva de Vitray, disciple de Rûmî est traduite en turc et beaucoup plus connue en Turquie qu’elle ne l’est en France. Cheikha Nûr lui accorde une importance particulière dans sa capacité de faire mieux connaître la richesse du soufisme.

Pour en savoir plus : http://eva-de-vitray.blogspot.com/

Lire le Mathnawi

Pour ceux qui cherchent à avancer sur la voie spirituelle, le Mathnawi de Rumi est une oasis bienfaisante leur communiquant le savoir et l’énergie indispensables pour ne pas s’égarer en chemin. Continuer à s’élever sur des sentiers ardus jusqu’au but ultime, la rencontre avec l’UN, ne peut se réaliser qu’en côtoyant les précipices de la perdition. Ascension périlleuse sans l’aide d’un guide, un vrai, ayant lui-même accompli ce parcours.

Pourquoi Rumi et pourquoi le Mathnawi ?

La lecture de Rumi « le grand poète persan », 1207/1273 , est à la mode à notre époque postmoderne, et pas seulement en France et en Europe, mais aussi aux États-Unis où sa poésie arrive depuis plusieurs années en tête des ventes…Et beaucoups d’artistes, dans le monde, tentent de s’exprimer eu utilisant son histoire et son œuvre. Tant mieux. Mais l’art n’est qu’un moyen.

Grand poète certainement, Djalâl-od-Dîn Rumi, que ses disciples appellent Mevlana, est essentiellement un maître spirituel. Peut-être le plus grand avec Ibn’Arabi, les joyaux de l’expression du soufisme, la spiritualité issue du prophète Mohammed.

Le Mathnawi est l’œuvre majeure de Mevlana, à coté de bien des fleurons poétiques d’Amour mystique. Sans doute en raison de cette volonté d’enseignement et par son ampleur : 50.000 distiques (couples de phrases rimées) répartis en 6 livres. Certainement aussi parce que le Mathnawi est né de la rencontre ( puis de la séparation) avec Shams de Tabriz, incarnation de l’évocation divine.

Rumi, savant et maître respecté de son temps va être révélé à lui même par l’ésotérisme de Shams, un fakir, un derviche errant qui devient son âme sœur,

son miroir. Où trouver plus belle métaphore ? Shams dira : «  Avec Mevlana, nous n’avons qu’une parole ».Une parole divine. Celle qui inspirera Rumi pour dicter son Mathnawi, dont il n’a écrit de sa main que les 18 premiers distiques, sur la nostalgie de la séparation originelle.

Pourquoi lire lMathnawi en « cercle » ?

Par expérience, nous savons que la lecture individuelle du Mathnawi n’est pas chose aisée. Nos méninges formés à la rationalité matérialiste, ne savent plus interpréter les symboles qui permettent de communiquer avec l’autre monde ou de déchiffrer le langage de notre inconscient. Hors, les symboles , les histoires métaphoriques et les paradoxe constituent l’essentiel du Mathnawi.

La lecture du Mathnawi en français est possible grâce au précieux travail de Eva de Vitray-Meyerowitch, érudite et savante éprise de Rumi, elle a traduit tous ses écrits. Son ouvrage « Rumi et le Soufisme » (Point Sagesse) et son introduction en préface du Mathnawi sont des aides précieuses avant de se lancer dans la lecture de Mevlana.

La technique de la lecture en cercle est issue de la réflexion du cheikh Bentounès, chef spirituel de la confrérie Alawiya et de l’expérience des cercles Thérapie de l’âme . Associée à la puissance de Rumi elle devient un formidable canal d’enseignement spirituel. Elle permet de lire avec le cœur.

A la suite de la création d’un premier cercle à Paris, il y a sept ans, à l’initiative de l’Association « Les Amis d’Eva de Vitray-Meyerowitch »,( il en existe maintenant plusieurs dans la capitale, un au Maroc, un en Tunisie et un… à la Source Bleue) Cheikha Nûr a manifesté son désir de rencontrer ces lecteurs. Ainsi sont nées les rencontres de la Source Bleue.

Maître spirituel d’un groupe de derviches à Istanbul, Madame Hayat Nur Artiran est l’héritière et l’interprète désignée de Rumi à notre époque. Son enseignement est basé principalement sur le Mathnawi. Car dit-elle, il raconte l’homme à l’homme à travers des histoires symboliques qui se passent en réalité à l’intérieur de lui.

Deux ou trois fois par an, à la Source Bleues elle donne son analyse de passages du texte et permet aux lecteurs d’en approfondir leur compréhension. Ces entretiens spirituels sont une initiation à la parole de celui que l’on désigne comme le « Sultan des amoureux »

Que l’oasis Mathnawi se soit incarnée à la Source Bleue dans la personne de Cheikha Nûr est l’un de ces hasards délicieux, expression manifestée du langage divin.

Abd-el Lâtîf/ Jean-René Huleu

Pour l’association les Amis d’Eva